Résidence de création – in situ – 2017 – Mikael Theimer

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Le Plateau-Mont-Royal par Mikael Theimer

La Résidence de création – in situ est une collaboration à trois mains entre la Maison de la photo de Montréal, les Archives de Montréal et la Caisse Desjardins du Plateau-Mont-Royal, et a pour mandat de photographier les gens et les rues du quartier.

L’approche du photographe pour cette résidence consistera en un mélange de photographie de rue et de portraits, le tout animé par une approche humaniste à la Doisneau afin de capturer les petits détails de la vie urbaine et les mettre en lumière. En plus d’arpenter les rues du Plateau-Mont-Royal afin d’en capturer la diversité culturelle, sociale, vestimentaire et autres, le photographe posera son studio mobile à différents endroits de l’arrondissement afin de photographier les passants qui voudront bien se prêter au jeu.

« Je suis à la chasse aux instants furtifs, aux petites choses du quotidien qui rendent la vie joyeuse, unique, et le monde merveilleux. Au final, ce n’est pas vraiment la photographie que j’aime. C’est la manière dont la photographie me permet de voir et vivre le monde. Elle m’ouvre des portes, facilite les échanges humains, dévoile des histoires. Elle m’ouvre les yeux, et avec eux, le cœur et l’esprit. »

- Mikael Theimer, photographe

Exposition présentée au bistro culturel Espace La Fontaine jusqu’au 25 février.

Pour en apprendre davantage sur la démarche du photographe : Le Plateau-Mont-Royal dans l’objectif de Mikael Theimer.

Partenaires de Résidence :

Photo de gauche : Darling, Boulevard Saint-Laurent, coin Marie-Anne.

En passant devant la vitrine de ce café-bar, ce qui m’a sauté aux yeux, c’est la brochette de Macbooks : il semble qu’Apple l’ait emporté sur Microsoft dans la guerre pour le contrôle du marché de l’ordinateur portable. Mais c’est peut-être une autre conclusion que l’on peut tirer de cette image ; considérant le prix des produits de la marque à la pomme, il apparaît évident que le Plateau est aujourd’hui un quartier embourgeoisé. Le nom du bar, « Darling » n’est-il d’ailleurs pas déjà un signe extérieur de richesse ?

Photo de droite : Ruelle dans le secteur de la rue Prince-Arthur. – 3 juillet 1967. Photo par Patricia Ling. Archives de la Ville de Montréal.

Photo de gauche : Dépanneur Café, rue Bernard, coin de l’Esplanade.

Accompagnée de son banjo, la voix de Francesca Daoust emplissait l’espace d’un air envoûtant, un peu country, un peu jazzy, un peu blues. Bien que le dernier client venait de quitter le café, la musicienne jouait avec la même passion que si la salle avait été comble. C’est le propre du Dépanneur Café : les musiciens qui s’y succèdent sont tous de véritables passionnés, avant de jouer pour le bonheur des clients, ils jouent pour leur propre plaisir ; et c’est un peu comme si nous avions été invité à les écouter jouer dans leur propre salon.

Photo de droite : Théâtre Rialto, avenue du Parc. - Années 1970. VM166-R3086-2_5711-8989-003. Archives de la Ville de Montréal.

Photo de gauche : Drogheria Fine, rue Fairmount, coin Clark.

Derrière cette imposante devanture, une femme cuisine de la sauce tomate à l’italienne, pour le plus grand bonheur des papilles des résidents du Mile-End. Quand il fait plus chaud, on retrouve souvent de nombreux clients qui font la file devant le comptoir de la boutique : ils viennent pour les gnocchis, à déguster à emporter. C’est l’un des nombreux attraits du Plateau : on peut faire toute son épicerie dans le quartier sans jamais avoir à rentrer dans un supermarché, achetant ainsi ses produits directement des mains de ceux qui les produisent. N’est-ce pas ainsi que tout devrait fonctionner ?

Photo de droite : Snack bar et publicités. – 1962. VM94-Y-1-3_2-009A. Archives de la Ville de Montréal.

Photo de gauche : Parc Lafontaine.

L’esprit de compétition semble faire partie de la nature humaine ; et même si c’est amical, il y en aura toujours un pour essayer de prouver aux autres sa supériorité dans tel ou tel domaine. Peut-être plus chez les garçons que chez les filles d’ailleurs. « On fait la course ? » ou « Le dernier arrivé est une poule mouillée ! » Je ne pense pas me tromper en affirmant qu’une majorité de garçons a déjà lancé un tel défi à ses amis. Alors quand un groupe d’amis s’en va patiner, il est fort à parier qu’ils feront une petite course, pour marquer le coup. « Boys will be boys » comme on dit.

Photo de droite : Toboggan, ski et patinage au parc La Fontaine. - 20 décembre 1955 VM105-Y-3_064-02. Archives de la Ville de Montréal.

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